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Si l’iPhone reste le produit phare d’Apple, son étendard et son magot, l’opus 7 de la série n’est pas parvenu à écraser la concurrence, de plus en plus vive sur le marché des téléphones haut de gamme.

Selon les résultats trimestriels de la firme, dévoilés début aout, les ventes d’iPhones ont stagné, avec une légère variation de + 1,55 %. Les progressions les plus notables reviennent à l’iPad, au Mac mais surtout à l’App Store et aux autres services en ligne avec une  hausse de 21,4 % du chiffre d’affaire qui s’établit à 7,26 milliards de dollars. Pourtant, le relatif désaveu qu’a subi l’iPhone 7, et même si Tim Cook assure que les consommateurs ont simplement différé leur achat en attendant la version 8, pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour les assistants personnels.

Nouvelles capacités

Après les turbulences traversées par Samsung, l’offensive pourrait bien venir de Chine, où l’innovation remplace peu à peu l’inclinaison à la copie. Car, selon Huawei, troisième fabriquant mondial, il reste de la place pour améliorer nettement les capacités des smartphones. Pour le vice-président mondial de la marque, la montée en gamme recherchée à chaque niveau de consommation devrait garantir encore une large croissance. L’autonomie des batteries ou les performances photographiques devraient également garantir au secteur encore quelques belles années, ainsi que le déploiement de la 5G, qui nécessitera d’adapter les terminaux à de nouvelles possibilités.

L’intelligence artificielle

Surtout, la marque chinoise veut croire que le développement de l’intelligence artificielle, décrite dans leur dernier rapport prospectif, va « ouvrir de nouveaux mondes » qui redéfiniront l’usage des smartphones qui devraient bientôt être capables de penser en fonction du contexte et d’engager un dialogue avec les humains pour les assister dans la plupart de leurs actions. Pour la marque chinoise, investir en prévision de ces développements est une stratégie à long terme: « l’intelligence artificielle imposera de nombreuses exigences en matière de performance informatique, d’efficacité énergétique et de synergie entre le terminal et le cloud. Répondre à ces exigences et créer une meilleure expérience intelligente passera par une synthèse des capacités à la fois des puces et du cloud. » La marque insiste également sur l’importance d’intégrer les capacités de calcul sur l’appareil lui-même plutôt que le déléguer au Cloud, car, jusqu’alors, cette solution ne s’est pas avérée parfaite et n’est pas parvenu à supprimer toute latence.

Objets connectés

Mais ce bel enthousiasme ne fait pas l’unanimité. En début d’année, le très écouté Ben Wilson, analyste nouvelles technologies de Pacific Crest publiait un rapport intitulé « Il n’y a pas de prochain smartphone ». Il y défendait l’idée que la révolution smartphone resterait comme un « événement singulier dans l’histoire de l’informatique » et que la mort de ce concept était proche. Dans une perspective radicalement différente de la marque chinoise, il préconisait aux investisseurs de se tourner vers les « wearables », c’est à dire les terminaux intégrés aux objets usuels, vêtements ou lunettes, qui commencent à proposer des services, via le cloud, et qui pourrait supplanter nos « vieux » téléphones.

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