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La nouvelle a fait les titres de l’information scientifique le mois dernier, une équipe de chercheurs, en majorité espagnols (mais affilié pour la plupart au centre de recherche californien, l’institut Salk), a mis au point une méthode permettant de « déprogrammer » des cellules pour ensuite les reconfigurer en un autre type de cellules. En l’occurence, dans cette expérience publiée dans la revue Stem Cell Journal, les scientifiques sont partis de cellules épithéliales, prélevées dans la peau de souris, pour les transformer en cellules souches hématopoïétiques, capables de produire des macrophages, des cellules impliquées dans notre système immunitaire. Jusqu’à présent, pour réparer un organe à partir de cellules créées pour cela, la solution était de passer par des cellules souches que l’on amener, en stimulant le processus de différenciation, à devenir la cellule recherchée. Mais, outre que le processus prend environ 2 mois, il comporte des risques : les cellules ainsi produites peuvent parfois être rejetées, et dans certains cas dégénérer en tumeurs. La solution de cette équipe de recherche espagnole semble éviter ces écueils tout en ne demandant que 2 semaines pour produire les lignées cellulaires donnant les macrophages. Pour cela une première phase « chimique », à l’aide d’un composé, le SOX2, de faire « oublier » à la cellule sa fonction. Cette régression ne descend pas toutefois au niveau d’une cellule souche. Une seconde étape, « génétique », permet d’insérer dans la cellule le matériel génétique de sa nouvelle fonction. Même si des études de toxicologie sont encore en cours et s’il faudra attendre encore un peu pour que cette méthodologie soit appliquée à des cellules humaines. Toutefois cette percée recèle de nombreuses promesses pour la médecine régénérative. Elle offre également une nouvelle solution, au côté des cellules souches pluripotentes induites, pour éviter le recours aux cellules souches embryonnaires humaines, autrement dit la création d’embryons humains à des fins thérapeutiques.

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